colore-la-vie

Quand j'étais petit, je me disais que je voulais être n'importe qui. Sauf moi.

Jeudi 1er décembre 2016 à 17:14

Quand tu prenais ton temps avant de me laisser dormir, l'appartement avait le parfum de mile vies et de trois verres de vin. Jamais rien n'avait eu une aussi belle perspective que des rêves qui resteraient le bruit d'une partition confidentielle, les molécules d'un fond de silo, d'un sous sol jamais ouvert. Il y avait de quoi avoir peur pour se laisser seize heures avant de dormir et rendre à la nuit l'amnésie de deux corps craintifs. Il fallait du courage pour te laisser le droit d'arriver plus tôt, de me traiter comme une personne qui aurait eu mile maux, et trois verres de vin avant toi. Il fallait te montrer qu'autrefois j'avais échoué, qu'il m'est arrivé aussi, mais surtout d'être l'esclave de ses larmes, de ses poings et que jamais sans honte je l'ai aimé. J'avais pourtant prévu de raccorder le temps avant que tu me laisses dormir, te dessiner les murs qui ont été le poing de départ, le point d'une entrave où demeure encore l'écueil d'une nuit agitée. Il fallait que tu t'arrêtes deux minutes, que tu me montres où s'arrête les je m'en vais, si t'es pas là après trois verres de vin. 


Indiscrétion incontrôlée.

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