colore-la-vie

Quand j'étais petit, je me disais que je voulais être n'importe qui. Sauf moi.

Mardi 20 octobre 2015 à 1:58

Quant à nos amours il y n'a plus grand chose à dire, que voulez vous, Mesdames et Messieurs, le tour est joué, qu'y a t-il derrière la porte numéro 22, premier étage, sur votre droite, suivez moi. Quant au temps de dire adieu, c'est par là il parait, tournez les talons et laissez moi seule, sans lui. On n'est pas encore arrivé, c'est pas l'heure de se regarder dans un miroir sans voir l'autre au bout d'un cri. Quant à vos pardons, pardonnez moi je n'en veux pas je veux celui qui était là, il y'a un an, là où je ne suis même plus, assis par terre, les verres encore pleins de moitié vides. Qu'en est t-il de ses promesses, vous saurez sûrement plus que moi, Mesdames et Messieurs, il est reparti parmi vous, dans une foule en nuit, sans délire et sans passion, il est parmi vous, inconnus, désormais, alors prenez en soin. 

Mercredi 30 septembre 2015 à 0:39

Bien sur, c''est sans mains pour me rattraper que j'ai aimé et c'est contre les tiennes qu'il y avait le plus de couleur. Bien sur c'est toi qu'a tout fichu en l'air, les hivers et tout l'air fichu autour. C'est pas seulement toi qui te casses le coeur crasseux, c'est pas seulement mon corps que tu jettes, et c'est pas avec mes mains que j'ai frappé le plus fort la dernière fois, bien sûr c'est toute la terre qu'a disparu, la terre et la raison. Bien sur, c'est moi que t'achève, et c'est si fort, si fortement insupportable de ne plus rien avoir à prévoir pour ton sourire.  Bien sur qu'il n'y a plus rien, plus rien qu'il me reste à aimer et pas même tes mains ne veulent plus me rattraper.

Lundi 21 septembre 2015 à 0:36

C'est faire une partie de cache-cache sans jamais te trouver, l'envie de te voir partout, le besoin d'être gagnante, mais la maison raisonne de vide. C'est toi qui joue à la marelle sur mon coeur, et je t'avoue que j'ai parfois envie de te voir sur terre, parfois au ciel quand j'entend tes sauts taper sur mes nerfs. C'est être sur une balançoire bien lancée, t'es parti sans jamais l'arrêter. C'est être dans un jeu de sociétés sans connaitre les règles et te voir ramasser tout l'pognon. C'est être la dernière choisie pour faire une équipe et la première éliminée au relai. C'est te regarder jouer, le sourire bien attaché à tes lèvres, c'est te voir gagner toutes les parties sans que jamais plus tu ne t'inquiète de la mi-temps. C'est t'aimer comme on aime le héros d'une histoire et devoir refermer le livre chaque soir, te laisser à ta belle. C'est être bien, bien suspendue là où tu voulais, parce que maintenant c'est toi le chef. Echec et mat, c'est être la reine mise de côté, et finir, finir mauvaise perdante parce que Je t'aime ça compte plus désormais. 

Lundi 14 septembre 2015 à 2:10

Tout est un coup de revolver sur les jours qui s'achèvent du matin au soir. Tout est un peu une allumette mal allumée laissée encore tiède dans l'atmosphère. Tout est l'amour qui s'endort près de toi chaque matin quand les miens te cherchent entre mes mains. Tout est la douleur d'être le souvenir partagé de deux amants au fond d'un lit coupé en deux. Tout est un coup d'un soir qui me rappelle que tous les soirs la chaleur n'est plus la même. Tout est la joie qui dégueule des autres autour, et tout à coup, à chaque coup sur tout, la fin n'est plus rien. Tout est un peu toi qui t'apprête à me dire non, mile fois encore, alors qu'il n y'a rien de pire qu'entendre le son de ta voix que le vent ramène de tout. Tout est lâche et sache que tout est toi qui n'est pas encore parti. 

Jeudi 13 août 2015 à 0:03

Parfois tes mains claquent  mon sommeil qui s'ébat sur un lit deux places, où tu as laissé la tienne. Tu avais pris l'habitude de disparaître et de promettre plus fort que les orages quand tu disais que les autres n'aimeraient jamais plus haut, non jamais. Tu as vendu ton coeur à une fille qui s'affole, tu as laissé le monde entier se moquer de nous, de notre dernier troisième adieu au milieu de la terre. Parfois ton rire rattrape encore les minutes qui s'achèvent au pied de mon lit deux places, où tu as laissé la tienne. Ta posture et tes gestes ont dansé les dernières nuits dernières dérrière les lumières que j'avais éteintes. T'es le seul qui a pu trouver de quoi me rendre faible et terne, amere et morte. Parfois ton corps m'échappe et je sens le coup de tes mots au fond d'un coeur qui flotte au milieu d'hier. 

<< Présent | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | Passé >>

Créer un podcast