colore-la-vie

Quand j'étais petit, je me disais que je voulais être n'importe qui. Sauf moi.

Jeudi 14 avril 2016 à 2:14

Minuit a sonné une heure, whats up passait en petite sourdine et pendant ce temps un mec un peu important me disait des fausses vérités. Y a pas que toi c'est vrai, mais les choses sont mal faites quand elles te ressemblent plus, j'ai laissé une heure au compteur, à peine dansés sur place les gens sont rentrés. 14 avril, il parait qu'à huit heure quarante ca fera vingt quatre ans que mes pieds se déchaînent sur une terre qui glisse. A peine vingt quatre ans mais dix mile fois je suis tombée, dans tes bras dix mile fois j'ai détesté être celle qui se relève pas, celle qui entendait qu'à une année de plus on fait un voeu, dans le vin à une année de plus je vivrai ma nuit comme celles d'hiver. Minuit a son une heure, vingt quatre ans me guette et je déteste être celle qu' a plus moins de souvenirs qu'hier, quand aujourd'hui est un salaud qui sourit à quatorze heure du matin. Hier c'était les garçons à ma porte bleue, un qui avait de quoi être sur la liste de ceux qui te ressemblent le plus,  ceux qu'on oublie un peu moins quand les gens sont rentrés. Y a pas que toi c'est vrai, mais les choses sont bien faites quand je prend le large avant de sceller définitivement une année de plus sans en avoir l'air.

Lundi 4 avril 2016 à 20:04

A t’entendre c’est de la folie, tout ça c’est du pipeau, de la première fois au dernier qui reste, une invention de ceux qui s’emmerdaient les premières heures de leur journée. Mais moi je t’assure que je l’ai vu, j’ai pas raté une seconde quand il était sous mon toit, il avait des airs d’homme brun, des yeux noirs et une odeur de lait chaud. J’peux t’dire que ca existe, les fourmis qui creusent le ventre, les regards interminables sur un lit bon marché. Ca existe la peau qui brule parce que l’autre la traverse sans cesse et chaque soir l’eau bouillante est froide dans la cuisine parce qu’on a oublié qu’il fallait manger. Ca existe les cris d’amour, ceux qui déraillent sur les dernières notes, là où les autres se cacheraient pour ne pas voir le massacre de deux êtres qui se lient et se délient en douleur. J’t’assure qu’il y a bien eu des orages sur un parquet du centre ville, que l’amour c’est aussi la peur de se laisser aimer et de ne pas adorer assez. J’ t’assure qu’il y a des soirs où le noir est une lumière qui guide deux corps abandonnés, que la nuit est toujours plus belle que les matins quand elle préserve et donne du temps. J’t’assure que c’est aussi ça, la main sur la cuisse, un baiser furtif le ventre vide, et un regard anxieux avant un exam. C’est aussi compter ensemble ce qui reste, piquer un caddie jusqu’à la maison et laisser la télé allumée pour faire comme les autres. Ca existe les cigarettes qui veulent dire je t’aime et celles qui demandent de partir. J’t’assure qu’il ya des mains qui te tiennent seulement et d’autres qui te retiennent pour un demi siècle, sans que jamais t’aies eu le choix, putain j’ai pas eu le choix, car ça existe la douleur au ventre quand il te laisse dans un appartement immense, quand il est temps d’ouvrir les fenêtres en trois quart, et souffler. A t’entendre l’amour c’est du délire, mais j’assure que je l’ai vu marcher quatre fois par jour, que l’appart peut en témoigner. Ca existe les crampes au coeur quand il te dit qu’il s’en va, qu’il est temps de changer toutes les portes et le laisser à une autre.

Dimanche 13 mars 2016 à 4:43

Y'a pas cent ans, tu dressais mes nuits sans fin, il n'y a pas cent ans t'avais une barbe de mauvais garçon, quelques secrets et ta vie pour la mienne. On avait juré craché et cacher le ciel, Ils pouvaient toujours courir ceux qui volaient le bonheur, ceux qui fumaient tes clopes sans les allumer du bon côté. Il pouvaient toujours courir les attardés aux coeurs lourd, les abrutis ils pouvaient toujours crever ceux qui jouaient des mélodies sans en croire un tempo. Il a fallut un siècle, sans temps ou deux fois un demi toi pour comprendre que la vie elle était faible et lache, que jamais sans amour, sans toi ou sans joie on avait le choix. Il a fallu un an pour se dire qu'il fallait oublier ,l'amour et toi.

Dimanche 13 mars 2016 à 4:22

Moi je reve de tes mains meme si elles sont sèches, des boums au creux de mes reins et tes sens en éveil des sentiments qui disent oui plus que non et mon nom . J’ai besoin d’’un peu de lâcher prise, d’un coeur qui veut bien sourire, à quoi s’accrocher, à quoi bon quand on a perdu mile guerre. Tu t’es enfui il y a cent ans mais les batailles qui ne finissent jamais éclairent les amours d’aujourd’hui et si tes genoux trainent auprès des belles c’est que tu n’en valais pas la peine. J’ai besoin de pluie, d’une veste en cuir sur mes épaules et d’une fumée qui me donne la fièvre les dimanches matins. Si jamais t’as envie d’être de  la partie, d’oublier le genre et les oubliés, joins toi à nous, si jamais tu veux te rapatrier sur un truc moche, un peu grisé trop peu important ,qu’on appelle amour je serai là aussi. 
 
 

Mardi 1er mars 2016 à 4:06

S'il y a eu de la foudre, c'est à l'intérieur de toutes les poitrines des gens autour, leur coeur en butte. S'il y a eu de la pluie, c'est pas d'hier la veille, mais d'ailleurs, là où tu avais creusé un trou plus grand que trois ans. Parce qu'il n'y a pas eu de demi souffle, d'après coup, d'avant goût. Il n'y a pas eu de demi mesure, ni de brouillon, de moitié fait, de devine de quoi on parle. S'il y a eu du vent c'est sur tes yeux, quand d'un claquement de mot t'as tout arraché comme on laisse la violence s'écraser sur les murs, déchirer les tableaux, emporter les portes, et plaquer mon coeur à froid.
S'il y a eu de la foudre c'est à l'intérieur d'un 25 carré où on pouvait y mettre trois chats, cent livres et jamais trop de mots en trop. S'il y a eu des hivers, c'était la mer à voire, les télés allumées pendant qu'on faisait l'amour et que le dernier carreau de la fenêtre se décollait. Il n'y a pa eu d'eau dans le vin, de demi teinte. Il n' y a pas eu de moment de répit, de ralenti, d'une fraction de seconde où le silence aurait pu suspendre nos corps en alerte, une photographie d'un adieu en agonie.
S'il y a eu de la foudre c'est à l'intérieur d'un coeur en cloque, quand d'un coup de tes yeux t'es devenu plus grand que le vent, et comme quand on arrête une montre, t'as froissé mon coeur à plat.
S'il y a de la foudre, c'était la dernière fois qu'on jouait à la roulette russe dans le couloir et l'on criait en pensant que l'un de nous finirait par dire je t'aime arrête arrête, pardon, reviens.

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