La main pleurante sur le bitume, un bois humide dans le coeur et cette vie laissé pour morte, sur un radeau. Sur une mer solitaire, elle s'agite encore stone et hagarde, cherchant une pierre, et s'y cognant, et s'y blessant.On n'avait plus peur des vagues et l'habitude de se noyer était devenu une façon comme une autre de se sentir vivant. Si ton coeur s'arrêtait, si ta peine s'émerveillait devant tant de grâce, tu disais, c'était à cause de mes yeux, tu disais, c'était un coup de grâce que tu m'accordais, à chacune de tes fautes. Et de tes prières. J'ai jamais grandi à tes côtés, j'ai parié sur le plus fort, le plus faible, mais la vérité c'est qu'on est tous deux rien sans l'un sans l'autre, avec ou sans toi c'est pareil, j'ai juré au ciel. J'ai parié sur le plus fort, celui qui arriverait à ne plus regarder en face, et continuer à avancer le coeur et les yeux bandés, mais toujours un peu plus le coeur. Celui qui sauterait de tout en haut sans penser à la chute, au point final. Celui qui n'aurait pas vraiment mal après, après tout ça, et toi.
On n'avait plus peur des vagues et l'habitude de se noyer était devenu une façon comme une autre de se sentir vivant. On avait trop peur de mourir qu'on n'a jamais réellement appris à vivre.
colore-la-vie
Quand j'étais petit, je me disais que je voulais être n'importe qui. Sauf moi.
Jeudi 10 mai 2012 à 17:47
Jeudi 26 avril 2012 à 14:58
On s'est croisés sur un malentendu, dans une rue trop petite. On marchait avec l'allure des gens sans importance et pour seuls habits des rêves douloureux. Et sous nos pas s'écrasaient nos espoirs d'enfant, nos envies d'avant. J'ai pas eu le sentiment de te voir arriver, c'était un peu comme quand on se réveille d'une nuit agitée avec un sourire fait à reculons. J'ai pas la patience de te voir partir, d'entendre nos cris à l'horizon, et au dessous de tout, nos coeurs émiettés. J'ai la chance vagabonde des gens qui vont pas très loin, et j'ai pas la force des grandes filles qui sourient à la douleur. J'ai jamais cru aux rêves des autres et si on s'est croisés, c'est seulement qu'on n'avait pas le choix. Il paraitrait qu'on écrit des lettres à ceux qu'on aime, mais à quoi bon si elles ne sont jamais lues. Et puis des lettres, j'en ai plus déchirées qu'écrites. On n'a jamais fait semblant, on a juste fait les grands avec des rêves de gamins. On s'est croisés sur un malentendu, dans une rue trop petite, qui n'a même pas de la place pour deux.
Jeudi 15 mars 2012 à 7:51
Mercredi 22 février 2012 à 14:08
Dimanche 19 février 2012 à 14:36
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